Rencontres pédagogie institutionnelle 2006 – tour d’horizon

Tour d’horizon université 2006

Le stage Pédagogie institutionnelle des vendredi 7 et samedi 8 juillet 2006, à La Prairie

Depuis des années, dans les écoles nouvelles, à Lyon, Paris et Toulouse, nous utilisons, dans nos classes, des dispositifs de pédagogie institutionnelle (conseil, quoi de neuf ?, métiers, ceintures, boîte à questions, etc.) et des techniques Freinet (texte libre, journal scolaire, correspondants, enquêtes, etc.). Il nous a semblé utile d’organiser un stage autour de ces techniques et dispositifs, de leur sens, de leurs limites et aussi de la place que les parents peuvent avoir dans le désir d’apprendre, d’être et de grandir de l’enfant en classe, condition nécessaire pour que notre projet éducatif puisse se réaliser. Nous avons également eu le souci d’apporter un autre éclairage au travail sur l’évaluation, entamé depuis deux ans, avec Charles Pepinster et Alfred Bartolucci. Nous avons donc fait appel à celui qui est, à la suite de Fernand Oury, LA référence actuelle de la PI : René Laffitte. Malgré un emploi du temps extrêmement chargé, celui-ci a accepté de travailler avec nous pendant ces deux jours. Nous nous sommes mis d’accord sur l’intitulé suivant :

1) L’école, un lieu de recours possible pour l’enfant et ses parents

En entrant à l’école, l’enfant ne laisse pas son histoire au portemanteau. Qu’on le veuille ou non , physiquement ou pas, ses parents y entrent en partie avec lui. Si l’on veut éviter qu’ils y entrent « à sa place » et ce faisant, la lui volent, il vaut mieux prévoir où peut se situer la leur.Il ne s’agit pas pour cela de travailler avec des « parendélèves » mais avec les parents de tel enfant, et il ne suffit pas de les recevoir pour les rencontrer. Un dispositif minimum peut nous y aider.

2) A propos d’évaluation

La classe, milieu complexe et vivant (dans le meilleur des cas) ne peut se gérer avec les seuls critères des diverses didactiques.Le « savoir » qu’elle est censée produire et transmettre, se mesure autant aux degrés d’évolution des personnes et du groupe de départ qu’aux niveaux des performances scolaires individuelles atteintes en fin de cycles. De plain-pied dans la culture néo-libérale du « management-marketing », il semble important que le souci d’évaluation ne devienne pas de « l’évaluatique », voire de « l’évaluatite aiguë » et résiste à l’attrait du visible, du simple, du linéaire, du transparent, du rationnel et du mécanique, pour conjurer l’angoisse du complexe, de l’opacité, du contradictoire, du paradoxal, du conflit : du vivant. Cependant, la gestion de cette complexité qu’est la classe, ne peut se passer d’outils de « contrôle » (au sens anglo-saxon de contrôler son véhicule) : un ensemble d’outils d’inscription et de « clignotants », qui mesurent plus des effets que des quantités et dont l’aptitude à donner du sens et des repères dépend de leurs inter-liaisons dialectiques. Nécessité pour cela, d’un dispositif susceptible d’évaluer autant le savoir acquis par chaque enfant que le savoir acquis par le groupe et celui acquis par l’enseignant.

Malgré une « publicité » restreinte et une capacité d’accueil limitée, quelle ne fut pas notre (agréable) surprise de compter 55 participants le vendredi matin : un vrai coup au « plexus scolaire » ! Des parents et des enseignants de l’école nouvelle d’Antony, d’Emilie-Brandt à Levallois-Perret, de l’école Aujourd’hui (Paris 14°), de La Rize et du Chapoly (Lyon), de La Prairie (Toulouse) mais aussi une du personnel de restauration, des instits et des éducs du public et même un conseiller pédagogique, passant outre les stériles querelles privé-public… Comme le dit René Laffitte dans sa dédicace : merci à toutes et à tous pour votre enthousiasme têtu, nous ne sommes pas seuls.

Voici le plan de déroulement du stage (qui, dans son ensemble a été respecté) :

Vendredi 7 juillet :

11h : Dans la salle d’Arts plastiques du collège (2° étage) , intervention de René Laffitte sur le travail avec les parents à l’école.
En fonction des réactions à cette intervention, choix des différents ateliers de l’après-midi. 12h30 : apéro et repas dehors
14h30 : Démarrage des ateliers (organisation interne autonome à chaque ateliers mais un rapporteur à la fin et une trace écrite) dans les différentes salles du collège et de l’école.
16h30 : Rapports des ateliers au grand groupe dans la salle d’Arts plastiques
18h30 : Apéro dînatoire autour du préau
Les hôtes viennent chercher leurs invités au cours de la soirée…

Samedi 8 juillet

9h30 : Deuxième intervention de René Laffitte sur l’évaluation et les apprentissages
Même façon de choisir les nouveaux thèmes d’ateliers. 10h30 : Démarrage des ateliers
12h30 : repas dehors, autour du préau
14h30 : rapports des différents ateliers au grand groupe, dans la salle d’Arts plastiques du 2° étage
16h30 : premiers départs des Lyonnais et des Parisiens Une partie de ceux qui sont restés, se sont retrouvés dans un excellent resto : le Café à la une (124 rue Louis Plana, 05 61 58 43 24, près du collège Jolimont), une (bonne) adresse à retenir.

 

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